Jon Gosier a qualifié la diaspora Afro de "Fifth Estate"

Lors du forum technologique Kongossa Web Series qui s’est déroulé en septembre dernier à Montréal, L’activiste, programmeur, entrepreneur et investisseur Américain Jon Gosier a délivré pendant 40 minutes une présentation sur le pouvoir de la diaspora et notamment de la diaspora noire.

Dans un concept qu’il a baptisé "The Fifth Estate" Jon a insisté sur le fait qu’il ne voyait pas de différence entre les différents groupes:

"I personally do not see the distinction between people who are African-American, Afro-Caribbean, Kenyan, Uganda, whatever. There only those who take responsibility for participating in the development of the continent and those who don’t". 

De plus il a présenté quelques chiffres pour justifier la raison pour laquelle il considère que ces groupes forment un réel pouvoir :

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Vous pouvez en savoir plus sur la présentation de Jon sur son site http://blog.appfrica.com/2013/09/21/the-fifth-estate/

Prosper présente Franklin Tchakounte, Action for Development

Franklin Tchakounte, présentez-vous pour la gouverne de nos lecteurs

franklin tchakounteJe suis enseignant de profession, plus exactement Assistant lecturer au Département de Mathématiques et Informatique de la Faculté de Sciences de l’Université de Ngaoundéré. Je suis Gracieusement marié et père d’un charmant petit garçon dont je suis fier. Besides i am the « Director (speaker) of partnerships and services »of ACTIONS FOR DEVELOPMENT, company. Par ailleurs, j’interviens dans la promotion des TICs au Cameroun à travers des conférences, séminaires et participation à la RADIO. Mon intervention va au-delà de nos frontières jusqu’en Allemagne pour le déploiement de plateforme d’enseignement en ligne pour mon cher Pays. A mes heures de repos, je joue avec ma famille tout en écoutant de la bonne musique  ou alors j’écume les stades.

 Vous êtes promoteur de Actions For Development Qu’est-ce que c’est ?

En partenariat avec ANB  Allemagne, UET, Multisoft academy, Open globe, UE IUT, les campusards et biens d’autres,  ACTIONS FOR DEVELOPMENT est une jeune entreprise qui se veut être le socle du developpement participatif local et global. Pourquoi participatif ? parce que le développement, c’est vous qui le faites. A4D vous ouvre juste les portes pour vous faciliter les choses. Alors, elle promeut le développement par le biais des Nouvelles Technologies de l’information et de la Communication (NTIC). Nous concourons au bien être des Camerounais en particulier et des Africains en général. Quand je parle de nous, je pense à la grande équipe dynamique qui œuvre jour et nuit pour la matérialisation parfaite de ce projet. Mes collaborateurs MINETTE ZONGO MEYO et PAUL DAYANG qui sont des pionniers de ce projet. N’en est pas du reste jean BIYO, notre assistant, l’homme a tout faire. Voilà qui meuble un peu l’entreprise A4D, un nom auquel il faudrait se familiariser

Action for development cameroon

 

Quelles sont vos offres de service ?

Nos offres de service, elles sont légions.  Nous allons du sponsorship à la promotion de l’open source en passant par la formation du personnel en entreprise, l’assainissement de l’environnement, la maintenance et audit informatique en ligne et à domicile, le développement des sites web et des applications, les solutions IT, la préparation aux certifications internationales et la location du matériel informatique.

 Vous êtes basé à Ngaoundéré, pourquoi ce choix ?

Ngaoundéré  n’est pas un choix anodin. Il y’avait un réel besoin ici. Puisque nous faisons dans le développement local et global, nous avons décidé de commencer par cette ville de part son caractère international, car accueillant en plus des nationaux, des étrangers. Nous sommes en quelque sorte un carrefour et nous voulons nous hisser aux cimes du développement dans un avenir très proche.

Nous sommes de plein pied dans les vacances, y a-t-il des activités spécifiques ?

Les activités spécifiques ? Non. Toutes les activités sont déjà effectives donc on ne peut pas parler d’activités spécifiques. Mais le service de logement est de loin le plus prisé de l’heure. Nous fournissons et garantissons des logements via notre site web (www.a4d-development.org), par un appel (99248036 ou 76244535) ou en passant dans nos locaux.

 Vous êtes en ligne sur http://www.a4d-development.org Pourquoi ?

En tant professionnel, nous sommes visibles sur Internet pour justement agir à large spectre dans l’optique de toucher le maximum de personnes. Notre souci est de desservir le Cameroun tout entier et toute la zone CEMAC et pour cela nous avons besoin de moyens forts pour la couverture la plus complète.

Un dernier mot

Ce fut un réel plaisir de vous avoir accordé cette interview. Je vous souhaite bon vent pour votre belle initiative, kongossalive. C’est un très bon concept. Revenez quand vous voulez. Vous serez chez nous et chez vous.

Propos recueillis par Prosper Louabalbé

L’impact des nouvelles technologies sur la culture d’affaires au Québec

Jeudi dernier, j’ai eu le plaisir d’animer (en compagnie de Karl Miville) une discussion sur l’impact des nouvelles technologies sur la culture d’affaires au Québec.  Le but de cette présentation était notamment d’insister sur les bénéfices que peuvent procurer les nouvelles technologies sur la vie des individus et sur leurs ambitions personnelles et mêmes professionnelles.

Franck Nlemba, Liens d'Afrique Montréal

On sait qu’au Québec certains éléments sont importants pour construire une image professionnelle de qualité ou tout simplement pour réussir. L’importance des réseaux professionnels par exemple est une caractéristique forte de cette culture d’affaires. Cependant il n’est pas surprenant de souligner le rôle important des outils comme Twitter ou linkedin dans la prise de contact, ou encore la capacité de mobilisation des Tweetup au détriment des 6@8.

Cocktail Africa Link

Je retiens les questions à la fin de la présentation et je parie que les prochaines fois nous aurons l’occasion d’entrer en profondeur afin de permettre aux uns et aux autres de prendre conscience des points suivants:

  1. Il vaut mieux tester votre idée en ligne avant de vous lancer en Affaires
  2. Les réseaux sociaux facilitent le contact direct
  3. Les investissement sur le web sont mesurables
  4. La concurrence est forte en ligne
  5. Le Québec et le Canada propose de nombreuses opportunités en ligne et notamment sur le commerce électronique

Africa Link lance liens d’Afrique Montréal

Lorsque nous avons finalisé les KWS (Kongossa Web Series) à Yaoundé en Janvier dernier, notre objectif principal était de se reposer puis en fonction des feedbacks préparer la prochaine édition en 2015. La réalité c’est qu’après 3 ans d’existence et la difficulté de monter une équipe motivé au Cameroun il était temps de faire un bilan puis de décider si Oui ou Non il fallait continuer de la même façon. Évidemment la réponse était "non" dans la mesure où entre temps des entrepreneurs locaux ont continué à faire leur bout de chemin, et nous avons vraiment apprécié le progrès réalisé par des projets tels que Djoss TV, ou encore Les Solutionneurs, Go du Camer, Njorku, Je Wanda, etc. Ces entrepreneurs réussissent malgré les difficultés liées aux infrastructures (le taux de connexion à Internet reste relativement bas en Afrique) à donner des réponses à une demande locale sans cesse grandissante.

site officiel Kongossa

Tout ceci nous a tout de suite motivé à continuer d’aider autant que possible les jeunes et moins jeunes qui souhaitent apporter des solutions aux difficultés du quotidien. La réponse que nous allons apporter au Cameroun se résume en un lieu et un programme. Dès Septembre prochain notre équipe de volontaires au Cameroun sera sur le terrain pour continuer à présenter au public notre objectif principal : Aider les entrepreneurs et les professionnels à générer des revenus en ligne. Cet objectif nous essayons de l’atteindre à travers un plan d’action qui nous impose:

Cependant le chemin reste encore très long et malgré la bonne couverture offerte par certains médias internationaux sur l’évolution technologique en Afrique, je constate que des efforts restent à faire pour promouvoir le talent local.

20 Startups à suivre en Afrique

Je pense notamment que des couvertures telles que celles qui sont offertes par CNN African Voices, à des entrepreneurs comme David Sengeh, ou encore très récemment le numéro Spécial de Courrier international, pourront à terme encourager une plus grande collaboration entre les experts occidentaux et Africains et pourquoi pas multiplier des projets tels que M-Farm, Mxit, Ushahidi, etc

Afrique 3.0

Car c’est aussi de ça dont il est question ici: utiliser tout les ressources proposées par les nouvelles technologies pour trouver des solutions. Aller dans des milieux soi-disant hostiles à la technologie pour les transformer, donner la possibilité à des talents de s’exprimer dans un environnement comme celui du MIT LAB.

Le lancement de liens d’Afrique Montréal

De retour à Montréal où je suis installé, le plan d’action d’Africa Link restait très présent dans mon esprit. Il faut noter que ma nature consiste à attaquer les problèmes pour en trouver des solutions et que ma démarche est très inclusive. Ainsi c’est sans surprise que nous avons présenté notre action au Cameroun à quelques personnes sur Montréal. Après plusieurs échanges, nous avons fait plusieurs constats donc les observations suivantes:

  • L’actualité technologique en Afrique reste peu couverte d’un point de vue médiatique
  • Les étudiants d’origine Africaine font face à un dilemme : rester en occident ou rentrer développer l’Afrique
  • Les étudiants et la diaspora Africaine manquent d’informations fiables sur les changements qui s’opèrent actuellement partout en Afrique
  • Les entrepreneurs de la diaspora manquent de connaissances pour profiter au maximum des avantages des réseaux sociaux
  • etc

Mais au-delà de ces constats, quelque chose de fondamental a attiré mon attention: La communauté technologique de Montréal n’est pas suffisamment informé des changements technologique qui s’opèrent en Afrique et ne collabore pas forcément dans les projets visant à briser les barrières technologiques. Or si l’on considère les données récentes, l’Afrique est un marché où la technologie et notamment celles autour des téléphones portables progressent de manière fulgurante.  Toutefois pour les raisons ci-dessus mentionnées,  je ne trouve pas cela forcément surprenant mais après trois ans à "évangéliser" sur l’importance des nouvelles technologies et leur rôle dans le changement social et économique il nous a semblé nécessaire de faire quelque chose dans cette direction.

Network Graph Africa Link

Nous avons donc lancé au Québec, l’organisation sans but lucratif Africa Link Technologies ou Liens d’Afrique, pour servir les mêmes missions que celles que nous avons actuellement au Cameroun à savoir : Aider les personnes intéressées à profiter au maximum des bienfaits des nouvelles technologies, aussi bien sur un plan plus personnel que professionnel.

Les professionnels et Entrepreneurs de Montréal doivent mieux se servir des nouvelles technologies

Il faut bien avoir conscience du fait que lorsque je parle de technologies dans le contexte du Canada, je parle principalement de leur adoption par un public moins sensible à leurs bénéfices et je fais notamment référence aux nouveaux arrivants ou dans un sens plus large aux immigrés. Aussi, les premiers résultats des études que nous avons menées montrent bien que même les organisations qui aident les entrepreneurs ont besoin de maximiser leur retour sur investissements sur leur marché potentiel, comme le montre l’image ci-dessous.

Network Graph

La réalité comme tout le monde le sait, c’est que les gens passent énormément de temps sur les réseaux sociaux, sur leur téléphone portable et recherchent l’information sur Google. Mais ce temps c’est exactement ce dont les entreprises et les organisations ont besoin pour diffuser leurs produits et services et ainsi rencontrer une demande. La nature du business a changé et pendant que Newsweek cesse d’imprimer ces numéros, les internautes sont en ligne. Le marché est en ligne et il se matérialise clairement par:

1) Des internautes qui veulent plus d’informations et donc s’arrêtent sur la première page de Google

google eyetracking

2) Des internautes qui sont très présents sur les réseaux sociaux et notamment au Canada

Digital Marketing Canada

3) Les internautes qui utilisent des places de marché

kijiji

4) Les internautes qui magasinent de plus en plus en ligne, avec des projections de croissance du nombre de cyber-acheteurs proches des 18 Millions en 2016.

Evolution des achéteurs en ligne au Canada

C’est donc dire que le marché local est en pleine croissance et que les perspectives pour les professionnels qui sauront tirer profit au maximum de ces changements dans les usages seront très bonnes. C’est un tord de considérer que la technologie est une affaire de génération ou encore qu’elle est réservée à certains et pas à d’autres.La technologie n’est pas une finalité mais plutôt un moyen ou un ensemble de supports qui devraient permettre d’atteindre plus rapidement vos objectifs en matière d’éducation, sur le plan entrepreneuriale ou encore pour développer votre carrière.

Cette présentation de la mission de Liens d’Afrique ne serait pas complète si l’on indique pas que certains l’ont déjà compris et ils brillent notamment par la pertinence des investissements qui sont faits que ce soit sur le mobile

lapresse+

ou plus largement sur la publicité en ligne

depenses publicitaires au Canada

Franck NLEMBA

Franck Nlemba, Président Africa Link

Steve Amara lors des KWS 2013 à Yaoundé

Il y’a maintenant plus de 3 ans que Steve Amara ne cesse de présenter les opportunités que va offrir l’agriculture aux entrepreneurs Africains. Des pays comme le Cameroun en Afrique Centrale disposent d’un potentiel de création d’emplois grâce notamment aux ressources du secteur primaire. Toutefois, le GAP est assez fort entre les ressources et l’utilisation qu’on en fait.

Steve Amara, lors des Kongossa Web Series

Lors des Kongossa Web Series à Yaoundé, Steve Amara a expliqué pourquoi il pense que les femmes sont une grande partie de la solution. Pour Steve, les femmes souffrent d’un complexe d’infériorité et même si les choses progressent il est très difficile pour ces dernières d’obtenir un crédit à la banque, etc. De plus Steve considère que le crédit n’est pas la solution car il fait peser une pression supplémentaire sur les agricultrices. Je vous écouter cet extrait de l’intervention de Steve Amara.

Steve-Amara Mwanamke-Africa from Franck Nlemba on Vimeo.