Après l’article sur le magazine GQ et son positionnement haut de gamme dans la presse masculine il m’a semblé pertinent de souligner un aspect particulier qui symbolise à mon avis la mutation de la presse magazine feminine. En effet le mélange des genres ou la confusion des styles aujourd’hui en France ou aux USA conduisent à un besoin d’identification globale commun à tous les citadins…en fait c’est une sorte de “wharolisation” expression que j’utilise pour résumer la pensée du créateur du pop art qui pensait que dans les années 2000 chacun aura droit à son quart d’heure de gloire.
Ce besoin de positionnement permanent si je fais un lien avec la presse magazine féminine en france traduit le repositionnement de la plupart des titres qui abordent aujourd’hui la question “people” sur un angle populaire et non plus élitiste. Vient donc le dilemme : comment être star et proche du peuple?
La réponse à cette question figure dans le contenu des principaux titres de la pressse féminine: marie claire, public, femme actuelle, version fémina, vogue, cosmopolitan,…tous ont au moins un article ayant trait à la vie des “stars” des “people”…Si auparavant lorsque l’on parlait de star on identifiait clairement une vedette de la chanson ou du cinema aujourd’hui les stars sont partout: Ce sont des journalistes de renom (PPDA, claire chazal), des bloggeurs, des polémistes, les participants à des show tv (nouvelle star, star ac, secret story,…) d’où la nécésitté aujourd’hui pour la presse de se positioner à nouveau haut de gamme afin de maintenir ses recettes publicitaires mais aussi et surtout afin de résister à la concurrence d’internet. Donc sur quels léviers compte jouer la presse féminine:
- La périodicité: il est connu que si le contenu d’un magazine est bon et si le lectorat est important en nombre et fidèle cela attire forcément les annonceurs. La périodicité sera donc le principal axe de développement des sociétés de presse et ceci apparait clairement dossier récent rapporté par CBNEWS où l’on parlerait désormais d’un hebdomadaire haut de gamme chez certains magazines afin de garantir une plus grande réactivité des annonceurs mais aussi de dynamiser le média planning.
- L’affinité avec la cible: le secteur du luxe est le seul secteur en France qui soit très peu ménacé par les récentes crises financières. Au contraire l’industrie du luxe affiche fièrement sa croissance et c’est pas le plein de touristes japonnais ou russes aux champs; à la place vendôme ou à concorde qui me démentirait. Ainsi l’affinité avec une cible de consommatrice CSP+ garantira forcément à la presse féminine haut de gamme des revenus publicitaires certains et une bonne distance avec le web.
-l’internationalisation: il est plus facile de se vendre à l’international avec un magazine haut de gamme qu’avec un magazine gratuit ou bas de gamme. Simplement parce qu’à travers ses codes (papier, titraille, dos carré,…) la presse féminine haut de gamme va à la rencontre d’un public de connaisseurs, habitués au voyage et surtout qui n’a pas de problème de pouvoir d’achat.
juillet 9, 2008 à 9:19
[...] pourquoi un tel traitement de faveur? Ingrid Bétancourt est-elle une femme exceptionnelle au point que sa libération éclipse tout le reste de l’actualité. Je crois [...]
août 11, 2008 à 7:26
[...] les bijoux,…le luxe est présent dans nos mœurs et prête même sa légitimité à la presse magazine particulièrement à la presse spécialisée en mode. Ainsi Nous allons nous intéresser à la [...]