La 5ème édition de la palabre marketing qui s’est tenu le 26 Juin dernier à Douala a semble t-il donné à nouveau l’occasion aux professionnels du marketing et de la communication du cameroun de s’exprimer sur leurs politiques et stratégies et sur leur environnement économique. Cette année le thème était “Quel marketing mix dans ce contexte de vie chère ?”. Si la question du pouvoir d’achat mérite d’être abordée dans un contexte difficile comme celui dans lequel se trouve l’économie Camerounaise je trouve que les responsables marketing des entreprises doivent cesser de confondre la communication, la vente et le marketing. Il est triste en effet de voir des responsables avancer comme argument la politique de communication ou encore la mercuriale des agences de communication comme cause de l’inflation des produits. L’inflation que connait les Camerounais aujourd’hui tire ses sources entre autre dans l’extraversion de l’économie locale qui ne “consomme” pas du tout Camerounais. Il est donc préférable de trouver désormais des thèmes sur la modernisation de la vente au Cameroun ou encore sur l’amélioration de l’affichage urbain que d’aborder des sujets relatifs au marketing qu’aucune entreprise à capitaux Camerounais ne pratique vraiment; car comment peut-on vouloir faire du marketing dans un marché à la structure oligopolistique constituée par la bonne santé de quelques secteurs d’activité (Téléphonie, Brasseries). Le marketing se réduit-il à une simple étude de marché ou encore à un plan de communication qui s’appuie sur 1 ou 2 médias sans aucune adéquation avec la cible et surtout sans aucun instrument de mesure fiable (score d’agrément? score d’attribution?…) Alors stop! place à la professionnalisation d’abord!
très pertinent. Et puis, penchons-nous sur nos complexes culturels, car lorsqu’on consomme ce qu’on ne produit pas, et qu’on produit ce qu’on ne consomme pas, comment peut – on avoir une société de consommation capable de driver la demande et de pousser le marché? Notre crise est culturelle.
alors doit-on retrouver notre culture ou alors essayer de suivre le train de la mondialisation sans apporter quelque chose de particulier?