Réseaux sociaux en Afrique: Ckhronik de la semaine

Réseaux sociaux en Afrique 

L’avènement du web 2.0 a permis d’améliorer considérablement l’utilisation d’Internet notamment à travers l’interactivité entre celui-ci et l’internaute. De plus en plus, ce dernier navigue sur des sites où il appartient à une communauté de personnes qui le correspondent : ces sites web sont appelés des réseaux sociaux.

Ce sont des types d’applications Internet consacrées à la communication avec ses connaissances, à la rencontre de nouvelles personnes ou à la création de son réseau professionnel. La plupart des internautes appartiennent à au moins un réseau social sur la toile et ils consacrent un bonne partie de leur temps de connexion journalière à Internet à visiter leur profil et ceux de leurs amis sur leurs réseaux sociaux. Ces sites fonctionnent presque de la manière : on génère son profil (infos personnelles, photo, centres d’intérêt) et l’on convie ses amis à nous rejoindre. Les raisons qui poussent à l’inscription d’une personne sur un réseau social via le web sont multiples :

-       La curiosité, juste pour découvrir et dire qu’on y est.

-       Retrouvez ses amis déjà présents sur ce réseau social et de rester en contact avec eux

-       Se faire connaître, par exemple des célébrités comme le footballeur camerounais Samuel ETO’O se retrouvent sur les réseaux sociaux

-       Avoir des solutions précises à ses problèmes grâce aux contacts de son réseau social, c’est le cas dans des réseaux d’échanges professionnels

La venue des réseaux sociaux a permis non seulement d’enrôler des populations pour faire passer un message sérieux sur de nombreuses causes importantes mais aussi d’être un outil de communication et de vente essentiel pour les entreprises . Aussi, il permet un développement marketing important, notamment par le e-commerce. On a deux grands réseaux sociaux, Twitter et Facebook qui sont des sites web influents dans le rapprochement d’une entreprise avec sa clientèle car ces réseaux sociaux là vont faire de leur clientèle sur le web des ambassadeurs de l’entreprise.

En Afrique, les populations sont de plus en plus séduites par l’utilisation des réseaux sociaux. Ceci à travers la téléphonie mobile en Afrique où le développement de l’Internet mobile est l’un des plus rapide au monde. Ils sont plusieurs dizaines de millions d’africains à se connecter quotidiennement sur les réseaux sociaux, notamment sur le plus populaire de tous : Facebook. Ainsi, la consultation de ses mails ou encore la recherche de renseignements et la consultation de sites d’informations sont devenues des préoccupations reléguées au second plan.

fan page kongossa

Toutefois, Facebook n’est pas le seul qui intéresse les internautes africains. Des réseaux sociaux africains ont vu le jour entre temps. Nous allons prendre trois exemples de sites web basés sur leur visibilité et leur activité, et surtout car ce sont des initiatives locales d’africains :

-         D’abord, le réseau social USHAHIDI cofondé par Erik HERSMAN, l’un des bloggeurs africains les plus influents. Le mot USHAHIDI  d’origine swahili signifie en français témoignage. Ce site web naît des violents affrontements qui ont suivi les élections de 2008 au Kenya. En effet, le site proposait à cette époque géolocalisation grâce à Google Maps, situant les emplacements où avaient lieu des attaques, et qui était alimenté par les témoignages d’utilisateurs. La plateforme réunit désormais services de blogs, envoi et réception d’alertes par le web, les mails ou les sms.

-         Ensuite, FARAFYN qui est l’un des premiers réseaux sociaux africains lancé en 2001. Il a été crée par deux étudiants Africains, HABIB DIAKITE et DARIE BALUMUENA. FARAFYN offre aux Africains leur propre réseau social, qui permet à ses utilisateurs de rester en contact avec leurs proches à travers le monde avec plusieurs applications telles que la discussion instantanée (chat), les jeux, la vidéoconférence, le partage de photos et vidéos etc. Aussi tout le monde a la possibilité d’y accéder et le site reste ouvert à tous sans exception.

-         Enfin, on a un réseau social camerounais, www.camersocial.com . C’est l’œuvre d’un groupe de jeunes camerounais vivant à
l’étranger, notamment en France, en Allemagne et aux USA. Le site a été
lancé le Dimanche 17 Avril 2011 et compte à ce jour 216 membres. Le siège
actuel du site est basé en Virginie (USA). Comme vous pouvez le constaté c’est un site très récent. Camersocial est un espace réservé aux Camerounais dans le monde entier pour échanger et socialiser. Nul n’ignore que les camerounais sont dispersés un peu partout et ce réseau social vise à leur permettre de garder contact avec leurs amis au pays et d’en faire de nouveaux. La particularité de notre site est qu’il s’adresse principalement aux camerounais et contrairement aux autres sites de socialisation, Camersocial offre l’actualité camerounaise et d’autres services comme les annonces d’emploi.

Les entreprises africaines, elles aussi peuvent rejoindre un réseau social. Ceci peut passer par exemple par la création d’une fan page sur Facebook pour discuter directement avec ses clients, diffuser des informations concernant la vie de l’entreprise (lancement d’une nouvelle boutique, article, anniversaire, etc.). En gros, c’est un excellent moyen de communication de l’entreprise avec sa clientèle.

Les réseaux sociaux ainsi définis, apparaissent comme des outils de diffusion de l’information, à la collaboration sur des projets, du partage des meilleures pratiques, et surtout de rester en contact avec des proches. Néanmoins, il se pose tout de même des préoccupations sur la confidentialité des informations que s’échangent les internautes, du coût d’accès à ces réseaux là pour une utilisation plus efficiente, et aussi à l’allégement des surcharges d’informations dans ces sites.

Aussi, l’utilisation de plus en plus grandissante des réseaux sociaux par les internautes africains peut être aussi perçue comme un défaut de communication réelle entre ceux-ci dans la réalité. En effet, ces réseaux représentent une réelle menace, hormis cette absence de communication comme des fraudes d’identité sur Internet,  un harcèlement régulier à travers vos contacts, la confiance de vos contacts (les amis de mes amis sont-ils aussi mes amis ?).

Que retenir de tout cela ? D’une part, les réseaux sociaux sont pour les personnes d’importants moyens pour rencontrer d’autres internautes, de retrouver ses amis et d’échanger avec eux (messages, photos, vidéos, etc.) et pour les entreprises un formidable outil de communication ciblée et directe avec sa clientèle sur le web pour des soucis d’image et de notoriété ; et d’autre part il faudrait essayer au maximum de limiter la publication et la transmission d’informations confidentielles pouvant vous être préjudiciables. Pour nous africains, ces réseaux sociaux permettent à toute une génération de communiquer, d’échanger des informations, des idées, de se mobiliser pour des causes humanitaires, bref d’offrir à l’Afrique une visibilité sur la toile. Ils représentent un gros avantage pour le continent africain à travers l’intéressement des grandes entreprises africaines et internationales pour le nombre croissant d’utilisateurs de réseaux sociaux en Afrique.

CHEDJOU KAMDEM (CK)

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