Les différents types d’entrepreneurs

C’est la grosse tendance du moment en Afrique, aux US, en chine, etc…tout le monde veut créer son entreprise. J’ai déjà eu cette discussion à plusieurs reprises avec des amis, des collègues, etc…pourquoi en afrique les gens n’ont pas le reflexe de créer leur entreprise? Pourquoi lorsque nous sommes sortis de l’université catholique d’afrique centrale, on nous a orienté vers les grands postes, dans de grands groupes? Ce modèle est forcément critiquable dans la mesure où:

  • les Etats Africains sont endettés
  • le nombre de grandes firmes capables d’embauchés des étudiants est réduit
  • les cadres supérieurs des entreprises publiques et parapubliques ne créent pas toujours leur entreprise ou même quand il le font ils n’y appliquent pas toujours la rigueur nécessaire pour faire grandir l’entreprise et donc embaucher des jeunes
  • il existe très peu de masters spécialisés sur la création d’entreprise
  • etc…

D’où la nécessité de créer son activité et je me réjouis du fait que chaque mois sur ce blog, nous avons au moins une interview d’entrepreneur Africain qui témoigne de cela.

Franck nlemba Business model

Le modèle dominant est donc celui des USA ou globalement des pays de l’Amérique du Nord, qui ont culturellement plus de facilité à créer leur entreprise. Avant de vous lancer dans la création ou si vous êtes déjà entrepreneur il est nécessaire je pense de s’interroger sur le type d’entrepreneur que vous êtes. Steve Blank a publié un article sur son blog que je trouve génial que vous pourrez lire ici. Pour lui il existe 6 types d’entrepreneurs:

Le premier groupe d’entrepreneur “lifestyle startups” est constitué d’entrepreneurs  qui travaillent dans un domaine qui constitue leur passion. Ce groupe est par exemple constitué de tout ceux qui adorent la musique et qui sont dj ou encore l’amoureux de basket-ball qui vend des chaussures des équipements de basket car c’est sa passion

Le 2e groupe “small business startups” est constitué de petits entrepreneurs qui travaillent pour nourrir leur famille. Aux USA il y’a 5.7 millions de petites entreprises qui emploient 50% de la population active à l’exception des fonctionnaires

Le 3e groupe “scalable startups” est constitué en majorité des grandes entreprises de la silicon valley Google, facebook, Skype, etc. Leur fondateur ont une vision unique du monde qu’il aspire à changer! Ces startups essayent de trouver un business model qui peut être repliqué à très grande échelle: une fois qu’elles l’ont trouvé leur but est de générer le maximum de cash! Ces startups visent donc à donner le maximum de valeur à leur entreprise qui très souvent est en bourse! Ces startups attirent les talents comme elles attirent les investisseurs, elles sont en général situé dans des bassins technologiques et focalisent toute l’attention du public et de la presse

startups model

Le 4e groupe est constitué des “buyable startups”: Ce groupe est en général constitué d’entreprises qui développent une technologie de rupture et qui parce qu’elles sont complémentaires des grands groupes ou des “scalable startups” se font rachetées par ces dernières.  Leur but est donc clairement d’être racheté par une grosse entreprise et ainsi pour les fondateurs et premiers investisseurs de se faire un maximum de bénéfices. C’est le cas de la technologie android rachetée par Google pour des centaines de missions de dollars.

Le 5e groupe “Large company startups” : il s’agit des grandes entreprises, qui ont un cycle de vie et un business model déjà en place. Ces entreprises n’innovent plus sinon par rachat d’autres entreprises. Elles développent en général des produits substituables ou complémentaires de ceux qui font leur succès commercial et financier.

Le 6e groupe ce sont les “social startups”: il s’agit de tout ceux qui se lancent dans la création d’organisation ou d’entreprises dans le but de rendre le monde meilleur. Leurs motivations sont différentes des autres types d’entrepreneurs car ils veulent pas gagner des parts de marché ou se faire de l’argent mais plutôt s’investir dans l’humanitaire ou des activités en rapport avec la protection de la planète!

Conclusion

Dans son article original Steve Blank indique les éléments sur lesquels il faudrait faire attention lorsque l’on essaye de s’approprier le modèle qui a fait le succès de la silicon valley. Il insiste notamment sur l’impact de l’environnement “ecosystème” qui facilite l’émergence de ces startups. Ceux que j’ai particulièrement aimé dans sa conclusion c’est ceci et j’ai aps le droit de le traduire en français car c’est tellement “juste” :)

“A scalable startup ecosystems is the ultimate capitalist exercise. It is not an exercise in “fairness” or patronage. While it’s a meritocracy, it takes equal parts of risk, greed, vision and obscene financial returns. And those can only thrive in a regional or national culture that supports an equal mix of all those.”

Franck NLEMBA

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