L’engouement d’internet mobile en Afrique.
Depuis l’arrivée d’Internet en Afrique, le nombre d’internautes n’a cessé de croitre (près de 124 %) au cours de la dernière décennie. Pour accéder à Internet sur le continent, les africains ont recours soit à une connexion ADSL fixe, soit par l’utilisation de leurs téléphones mobiles. Pour l’utilisation des lignes ADSL fixe, ce mode de connexion est parfois jugé trop lent par les africains ; de plus, il arrive que dans certaines régions du continent que les infrastructures nécessaires à ce type de connexion ne sont pas correctes ou même n’existent pas. En ce qui concerne l’utilisation de la téléphonie mobile pour avoir accès à Internet, c’est le mode le plus courant et en pleine expansion en Afrique. Ceci s’explique par plusieurs facteurs :
- La facilité de la transmission des données entre le téléphone mobile et le serveur de l’entreprise FAI (Fournisseur d’Accès à Internet).
- La possibilité pour l’utilisateur d’être mobile.
- La légèreté de la plateforme proposée par l’interface mobile pour naviguer sur le web.
- Le nombre d’équipement en téléphonie mobile est plus important que celui en ordinateur sur le continent africain.
- Le coût encore jugé élevé pour avoir un ordinateur connecté à Internet chez soi.
Pour accéder à Internet, la plupart des utilisateurs de téléphonie mobile en Afrique se rendent principalement sur les sites de réseaux sociaux, de messagerie et d’information. Ils passent par des navigateurs déjà installé sur leurs mobiles mais la plupart ont adopté le navigateur Opéra Mini, véritable facilitateur dans la transmission des pages web mobile.
Tout d’abord, en ce qui concerne les réseaux sociaux, le site le plus visité reste Facebook avec ses centaines de millions d’abonnés à travers le monde. La consultation quotidienne de son profil, des activités et de l’actualité de ses contacts constituent l’essentiel de l’ouverture de ce site sur mobile. De là, Facebook est devenu une activité journalière chez l’africain au même titre que la prise d’un repas. Aussi, pour faciliter l’accès à ce réseau social depuis le Cameroun et dans d’autres pays africains, Facebook a lancé en partenariat avec des structures de téléphonies mobiles locales telles que MTN, le service « Facebook Light » qui consistait à minimiser la taille des données des pages web mobiles, le tout en accès gratuit et illimité pour l’utilisateur abonné à une entreprise de téléphonie mobile en partenariat avec Facebook. Cette gratuité de service a permet une forte popularité au site de microblogging Twitter qui proposait à ses débuts des mises à jours via le sms en Afrique, malheureusement la suppression de ce service a mis Twitter aux oubliettes dans les sites populaires sur le contient. « Facebook Light » a aussi été supprimé dans certains pays africains comme le Cameroun, mais l’utilisation de Facebook mobile n’a pas faibli pour autant.

Ensuite, le service de messagerie, ici représenté en grande partie par Yahoo est une activité secondaire pour les utilisateurs car les sites de réseaux permettent également l’envoi de messages à ses contacts. Néanmoins, à travers ces sites de messagerie, l’on peut consulter ses mails et y répondre. Vous vous demandez certainement si l’envoi d’un mail pourra être reçu comme un mail tel que l’on connait sur un ordinateur. Oui c’est possible grâce à des applications commercialisées par des structures pour des entreprises de téléphonie mobile (MTN, Zain) qui permettent de maximiser le nombre de caractères pour l’envoi d’un mail au niveau local et international (480 caractères représentant 3 sms) au prix d’un sms local. Ce service est disponible dans des pays tels que l’Afrique du Sud, le Kenya ou encore l’Uganda mais tarde à se développer sur le reste du continent, particulièrement en Afrique Centrale et de l’Ouest.
Enfin, pour ce qui est des sites d’information, nous remarquons que c’est le géant américain Google qui est le plus visité par les africains, se partageant des fois la première place avec Facebook au classement des sites les plus visités. Ce moteur de recherche est utilisé pour presque tout type de recherche : définition de mots, actualité locale et internationale, résultats sportifs. Un service de Google pour l’Afrique a même vu le jour : Google BARAZA qui permet aux africains d’avoir accès à leur environnement.
Pour nous résumer, l’Internet mobile est entrain de devenir une réalité sur le continent africain et sa croissance rapide va entrainer des vagues publicitaires par des annonceurs africains et internationaux qui vont voir en l’internet mobile un véritable vecteur direct de publicité pour se faire connaitre, se faire aimer et surtout faire agir la cible dans le direction souhaitée par l’annonceur. Cependant, les opérateurs de téléphonie mobile africains devront améliorer la qualité de leurs services web et adopter des standards internationaux (La 3G par exemple) et ne plus considérer ce phénomène sur mobile comme étant une activité secondaire de l’entreprise, mais plutôt comme un tremplin important dans l’atteinte des objectifs de ladite entreprise.
CHEDJOU KAMDEM (CK)














